
Énergie solaire
Panneaux solaires photovoltaïques
Produisez votre propre électricité grâce au photovoltaïque et réduisez durablement votre facture, tout en vous protégeant de la hausse des prix de l’énergie.
En autoconsommation, le solaire couvre 30 à 50 % de vos besoins et allège d’autant la facture (ADEME).
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L’électricité que vous ne payez plus
Le solaire en 2026 : le calcul a changé
Pendant quinze ans, le photovoltaïque s’est vendu sur une promesse simple : posez des panneaux, revendez votre production à EDF, encaissez un revenu garanti pendant vingt ans. Cette époque est terminée.
Deux décisions de 2026 ont rebattu les cartes. La prime à l’autoconsommation a été supprimée pour les nouvelles demandes déposées à partir de juin 2026. Et le tarif de rachat du surplus s’est effondré : il est aujourd’hui de l’ordre de 1,1 centime par kWh pour une installation résidentielle. À ce niveau, revendre son électricité ne rapporte plus rien de significatif.
Nous préférons vous le dire d’emblée plutôt que de vous vendre un modèle économique qui n’existe plus. Le solaire reste très rentable en 2026 — mais pour une seule raison : l’électricité que vous produisez et consommez vous-même est de l’électricité que vous n’achetez pas. Et celle-là, vous l’économisez au prix du réseau, autour de 25 centimes le kWh. Soit vingt fois plus que ce que vous rapporterait sa revente.
Tout l’enjeu d’une installation moderne se déplace donc : il ne s’agit plus de produire le maximum, mais de consommer au maximum ce que l’on produit.
La bonne stratégie
Autoconsommation : comment on passe de 30 % à 70 %
Un foyer sans effort particulier autoconsomme environ 30 % de sa production. Le reste part sur le réseau, quasi gratuitement. C’est là que tout se joue.
Le problème du solaire est un problème d’horaires. Vos panneaux produisent entre 10 h et 17 h, avec un pic à midi. Or c’est précisément le moment où la maison est vide. Le soir, quand tout le monde rentre et que la consommation explose, il ne produit plus rien.
Les trois leviers qui changent tout
1. Décaler vos usages. Programmer le lave-linge, le lave-vaisselle et le ballon d’eau chaude en milieu de journée. C’est gratuit, immédiat, et cela fait passer le taux d’autoconsommation de 30 à 45 % environ.
2. Coupler avec une pompe à chaleur. C’est le levier le plus puissant, et c’est pour cette raison que nous faisons les deux métiers. Une PAC consomme de l’électricité ; vos panneaux en produisent. En chauffant votre maison ou votre eau chaude sanitaire au moment où le soleil donne, vous autoconsommez massivement. Un foyer équipé des deux dépasse couramment 60 à 70 %.
3. La batterie. Elle stocke le surplus du midi pour le restituer le soir. Elle fait grimper l’autoconsommation à 80 % et plus — mais elle coûte cher (4 000 à 8 000 €) et sa durée de vie est plus courte que celle des panneaux. En 2026, elle devient intéressante précisément parce que la revente ne rapporte plus rien : stocker vaut désormais mieux que vendre. Nous la chiffrons au cas par cas, sans la présenter comme un passage obligé.
Budget
Combien coûte une installation photovoltaïque ?
Convient à un petit foyer ou à une maison peu énergivore. Produit environ 3 000 à 3 600 kWh/an selon la région et l’orientation.
Le format le plus courant pour une maison familiale, surtout si elle est chauffée à l’électricité ou équipée d’une pompe à chaleur. Environ 6 000 à 7 200 kWh/an.
La limite haute du résidentiel : au-delà de 9 kWc, vous perdez la TVA à 5,5 % et changez de régime administratif.
Ce qui fait varier le devis : le type de pose (surimposition sur les tuiles, la plus courante, ou intégration au bâti, plus chère et plus risquée en étanchéité), la qualité de l’onduleur (les micro-onduleurs coûtent plus cher mais tolèrent l’ombrage partiel), l’accessibilité de la toiture et l’état de la couverture.
Un conseil qui vous évitera des ennuis : ne posez jamais de panneaux sur une toiture en fin de vie. Les panneaux durent 25 à 30 ans. Si votre couverture doit être refaite dans dix ans, il faudra tout déposer et tout reposer. Refaites la toiture d’abord, ou renoncez.
La vraie question
Est-ce encore rentable en 2026 ?
Oui — mais le calcul n’est plus celui que l’on vous présentait il y a cinq ans. Prenons une installation de 6 kWc à 12 000 €, produisant 6 500 kWh par an.
Le scénario que l’on vous vendait autrefois
Autoconsommation de 30 %, revente du reste. Vous économisez 1 950 kWh × 0,25 € = 490 €, et vous revendez 4 550 kWh à 0,011 € = 50 €. Total : 540 € par an. Amortissement : plus de 22 ans. Autant dire : pas rentable.
Le scénario réaliste en 2026
Autoconsommation portée à 70 % grâce au pilotage des usages et à une pompe à chaleur. Vous économisez 4 550 kWh × 0,25 € = 1 140 €, et vous revendez le reste pour une vingtaine d’euros. Total : environ 1 160 € par an. Amortissement : 10 à 11 ans, pour des panneaux garantis 25 ans.
La conclusion est nette : en 2026, la rentabilité du solaire dépend presque entièrement de votre taux d’autoconsommation. Une installation posée sans réflexion sur les usages est une mauvaise affaire. Une installation pensée avec le chauffage est une très bonne affaire. Et elle ne subit aucune inflation : pendant 25 ans, ces kWh-là vous coûteront zéro, quoi que fasse le prix de l’électricité.
Aides et fiscalité
Ce à quoi vous avez encore droit
La prime à l’autoconsommation est supprimée. Il reste néanmoins des leviers réels.
- TVA à 5,5 % sur le matériel et la pose, pour toute installation de 9 kWc ou moins. C’est une baisse récente et significative — sur 12 000 €, l’économie dépasse 1 500 € par rapport à une TVA à 20 %.
- Revente du surplus : le contrat EDF OA existe toujours, mais à environ 1,1 c€/kWh. Nous vous le mettons en place si vous le souhaitez, en vous disant honnêtement que le revenu sera de quelques dizaines d’euros par an.
- Exonération d’impôt sur les revenus de revente pour les installations de 3 kWc ou moins.
- Éco-prêt à taux zéro mobilisable dans le cadre d’une rénovation d’ampleur incluant le solaire.
- Aides locales : certaines régions et communes maintiennent des subventions au photovoltaïque. Nous les vérifions pour votre adresse.
Un mot sur la déclaration préalable en mairie : elle est obligatoire, et le délai est d’un mois — deux mois en secteur protégé, où l’Architecte des Bâtiments de France peut imposer des contraintes de teinte ou refuser une pose visible depuis la rue. Nous déposons le dossier et suivons l’instruction.
Dimensionnement
Quelle puissance pour votre maison ?
La bonne puissance n’est pas la plus grosse que votre toit peut porter. C’est celle qui correspond à ce que vous êtes capable de consommer sur place — puisque le surplus ne vaut plus rien.
Règle de départ : un foyer sans chauffage électrique consomme 3 000 à 5 000 kWh par an ; une installation de 3 kWc suffit largement. Un foyer avec pompe à chaleur monte à 8 000–12 000 kWh : là, 6 kWc se justifient pleinement, voire 9 kWc avec une voiture électrique.
Comptez environ 5 m² de toiture par kWc. L’orientation idéale est plein sud, mais une toiture est/ouest n’est pas disqualifiante : elle produit un peu moins au total, mais elle étale la production sur la journée — ce qui, en autoconsommation, est parfois préférable à un pic de midi que personne n’utilise.
Le chantier
Une installation en une à deux journées
1
Étude de toiture
Orientation, inclinaison, ombrages, état de la couverture, et simulation de votre production réelle heure par heure.
2
Démarches
Déclaration préalable en mairie, demande de raccordement Enedis et contrat de revente si vous le souhaitez.
3
Pose
Rails, panneaux en surimposition, onduleur ou micro-onduleurs, coffret de protection et câblage.
4
Mise en service
Raccordement par Enedis, mise en route, et prise en main de l’application de suivi de production.
Questions fréquentes
Vous vous demandez…
Combien de temps durent les panneaux ?
25 à 30 ans, avec une garantie de production généralement donnée à 80 % de la puissance initiale au bout de 25 ans. L’onduleur, lui, est la pièce fragile : comptez un remplacement vers 10–15 ans, entre 1 000 et 2 000 €. C’est une dépense à intégrer au calcul de rentabilité — nous le faisons.
Que se passe-t-il en cas de coupure de courant ?
Contrairement à ce que l’on imagine, une installation classique s’arrête lors d’une coupure réseau — c’est une obligation de sécurité, pour protéger les techniciens qui interviennent sur la ligne. Continuer à produire pendant une coupure suppose une batterie et un onduleur hybride spécifique.
Faut-il nettoyer les panneaux ?
En France métropolitaine, la pluie fait le travail dans la grande majorité des cas. Un nettoyage tous les deux à trois ans suffit, sauf environnement très poussiéreux ou fientes d’oiseaux récurrentes. Méfiez-vous des sociétés qui démarchent pour un « nettoyage obligatoire annuel » : c’est une arnaque classique.
Et si mon toit est orienté à l’est ou à l’ouest ?
Vous perdez environ 15 % de production par rapport au plein sud. Ce n’est pas rédhibitoire, et cela présente même un avantage en autoconsommation : la production démarre plus tôt le matin et se prolonge le soir, au moment où vous êtes chez vous. Le nord, en revanche, est à écarter.
Une batterie, ça vaut le coup ?
Depuis que la revente ne rapporte plus rien, la question mérite d’être reposée sérieusement. Une batterie de 5 kWh coûte 4 000 à 6 000 € et fait grimper l’autoconsommation à 80 %. Elle s’amortit sur une dizaine d’années si votre consommation du soir est importante. Nous la chiffrons, mais nous ne la présentons jamais comme indispensable.
Puis-je installer des panneaux si je suis en copropriété ?
Sur une toiture privative, oui, avec l’accord de l’assemblée générale. Sur les parties communes, c’est un projet collectif — plus long à monter, mais possible. Parlons-en.
Prêt à produire votre électricité ?
Étude de toiture, simulation de votre autoconsommation réelle et devis détaillé. Gratuit et sans engagement.